Les huiles riches en acides gras polyinsaturés doivent être protégées de l’air, de la chaleur et de la lumière (à cause de l’oxydation). Et plus spécifiquement les huiles à haute teneur en acides alpha-linoléniques (omega 3)

La réaction d’oxydation (ou rancissement) se produit lorsque les acides gras insaturés fixent l’oxygène de l’air : les doubles liaisons sont cassées et elles sont remplacées par des liaisons avec des atomes d’oxygène. 

La vitamine E est une vitamine liposoluble composée de tocophérols et de tocotriénols. Ces molécules agissent contre les dérivés réactifs de l’oxygène produits notamment par l’oxydation des acides gras. 

Par ailleurs, les huiles pressées à froid contiennent naturellement plus de composants antioxydants que les huiles raffinées.

L’huile de sacha inchi présente une activité particulièrement bonne en tocophérols, ce qui lui confère des propriétés anti-oxydantes intéressantes. Il est donc recommandé de conserver l’huile à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’air afin de préserver au maximum ses atouts nutritionnels.

Lorsque les antioxydants contenus dans l’huile sont épuisés, elle commence à rancir : elle prend un goût âcre et une odeur désagréable (elle ne peut alors plus être consommée). 

Les huiles vierges pré-emballées peuvent se conserver fermées jusqu’à un an dans leur bouteille d’origine.

Après ouverture, elles se conserveront entre 1 et 3 mois, au frigo. 

Comment consommer votre huile de sacha inchi ?

En assaisonnement uniquement. Ne pas chauffer ou cuire l’huile de sacha inchi

Il est très important de varier les huiles dans une alimentation saine et équilibrée.

A chaque huile, son utilisation.

Les huiles riches en acides gras saturés seront utilisées pour la friture.

Les huiles riches en acides gras mono-insaturés peuvent être utilisées pour la cuisson.

Les huiles riches en acides gras insaturés se consomment exclusivement pour les préparations à froid.

Les graisses sont une composante essentielle de notre alimentation. Source incontournable d’énergie, elles remplissent plusieurs fonctions vitales. 

En abuser ou en manquer, peut engendrer des conséquences néfastes sur la santé. 

Choisissez toujours votre huile en fonction de son utilisation (à froid ou à chaud).

En effet, la moitié de la population belge consomme trop peu d’acides gras polyinsaturés au bénéfice des acides gras saturés (fritures).

Pourtant, il est prouvé que les acides gras essentiels comme les polyinsaturés omega 3 & 6, participent au bon fonctionnement cardiovasculaire, freinent le processus inflammatoire et favorisent le développement du cerveau et du système nerveux. 

On veillera également à un bon rapport omega 6/omega 3.

En effet, le rapport entre Oméga 6 et 3 dans notre alimentation aurait triplé en 40 ans pour atteindre un rapport de 11, contre 4 ou 5 conseillé. Pourquoi ? 

Parce que, d’une part, nous consommons beaucoup trop d’huile de tournesol, très présente dans l’alimentation industrielle (mayonnaises, vinaigrettes ou plats cuisinés). Ensuite, les aliments d’origine animale comme les viandes, volailles, charcuteries, oeufs et même les poissons, sont bien plus riches en Oméga 6 que par le passé car essentiellement nourris aux tourteaux de maïs ou de soja (source d’Oméga 6). 

D’où l’intérêt d’adopter le réflexe d’ajouter une huile riche en omega 3 à votre alimentation.

L’huile de sacha inchi est de plus, particulièrement intéressante, non seulement pour son excellent rapport omega 6/ omega 3, mais également de par sa teneur naturelle en vitamine A & E